Vous êtes ici : Accueil > Revendications territoriales > À propos des revendications territoriales > Foire aux questions sur les revendications territoriales
L'Ontario estime que la négociation, alliée à la consultation publique, constitue le meilleur moyen de régler les questions historiques, juridiques et pratiques soulevées par les revendications territoriales.
La démarche adoptée par l'Ontario vise à régler les revendications territoriales de façon à tenir compte des intérêts et des préoccupations des personnes qui vivent sur les terres comprises dans la zone de revendication ou qui en font l'utilisation, grâce à une participation publique et à un dialogue significatifs.
Une revendication territoriale est une déclaration officielle formulée par une collectivité autochtone qui est légalement autorisée à recevoir une indemnité foncière et (ou) financière. Il est possible de présenter une revendication territoriale au gouvernement fédéral et (ou) au gouvernement provincial.
À titre d'exemple, une collectivité autochtone peut déclarer, en vertu d'une revendication territoriale :
En Ontario, les revendications territoriales se divisent en trois catégories, en général :
Advenant le règlement d'une revendication territoriale, l'Ontario n'exproprie pas les terres privées. Toutefois, le règlement d'une revendication territoriale peut englober une propriété privée, si les terres sont disponibles à l'achat sur la base du consentement de l'acheteur et du vendeur.
Un traité est une entente négociée entre une collectivité autochtone et la Couronne, dans le but de créer des obligations mutuellement contraignantes. En raison de la nature particulière du traité, toutes les parties visées par cette entente doivent la respecter solennellement.
La conclusion de traités entre les collectivités autochtones et la Couronne a débuté il y a plus de deux siècles, dans le territoire maintenant connu sous le nom de l'Ontario.
À la fin de la Révolution américaine, les peuples des Six Nations ont formé une alliance avec la Couronne et les Loyalistes de l'Empire-Uni ont fait leur arrivée au Canada, afin d'obtenir la protection de la Couronne. Il devenait donc impérieux de faire en sorte que la Couronne rende accessibles des terres aux fins d'établissement et d'assurer la défense de ce qui restait de l'Amérique du Nord britannique.
Vers le milieu du XIXe siècle, la Couronne a délaissé la conclusion de traités pour se consacrer à l'acquisition de droits légaux relatifs à la terre ainsi qu'aux droits des Autochtones.
Bon nombre des traités stipulaient que les collectivités autochtones recevraient une indemnité, si elles cédaient leurs droits relatifs à la terre. Ces indemnités revêtaient fréquemment l'une des formes suivantes :
La signature de certains traités remonte à des centaines d'années. Cependant, certains enjeux font encore l'objet d'un débat à l'heure actuelle, en raison d'une divergence d'opinions sur les intentions des parties visées par ces traités. Ces différences de perception peuvent découler des différences qui caractérisent les traditions culturelles.
Les droits issus des traités sont des droits spécifiques aux Autochtones. Ces droits sont inclus dans les traités que les Autochtones ont conclus, à l'origine, avec le gouvernement britannique, puis avec le Canada, après la Confédération.
Ces droits portent fréquemment sur la création des réserves et sur les droits qu'ont les collectivités autochtones de pratiquer la chasse, la pêche et le trappage sur les terres provinciales de la Couronne.
Les droits issus des traités sont protégés en vertu du paragraphe 35 (1) de la Loi constitutionnelle de 1982.
À la Confédération, le pouvoir de créer des lois a été divisé entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux.
La Loi constitutionnelle de 1867 a conféré, au gouvernement fédéral, une compétence exclusive sur « les Indiens et les terres réservées pour les Indiens ». De plus, cette loi a conféré, aux gouvernements provinciaux, la propriété et l'administration des terres de la Couronne et des ressources naturelles présentes dans les provinces.
Les gouvernements fédéral et provinciaux doivent souvent prendre part au règlement de revendications territoriales pour les raisons suivantes :
Une revendication territoriale peut exercer un impact sur les affaires et les intérêts provinciaux, notamment :
Le gouvernement de l'Ontario a la responsabilité de représenter les intérêts de tous les Ontariens. En privilégiant le règlement négocié, l'Ontario s'efforce de parvenir à une résolution qui tiendra compte :
L'Ontario peut négocier des revendications territoriales pour les raisons suivantes :
L'Ontario détermine si la négociation constitue le meilleur moyen de résoudre les questions soulevées par une revendication territoriale en se fondant sur divers critères. Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter la rubrique Critères relatifs aux négociations de notre site Web.
La négociation d'une revendication territoriale comporte quatre étapes :
Pour connaître les détails de chaque étape, veuillez consulter la page du processus de négociation de notre site Web.
Le règlement des revendications territoriales :
Le délai nécessaire à la conclusion d'une entente de règlement définitif varie d'une revendication à l'autre. Chaque revendication est unique; elle diffère sur le plan de la complexité, ainsi que du nombre et de la nature des intérêts visés.
L'Ontario explore de nouveaux moyens d'abréger les délais de règlement des revendications. Nous y parviendrons en trouvant de nouveaux moyens de collaborer avec :
Dans l'exercice de nos fonctions, nous nous sommes engagés à mener à bien l'examen et l'évaluation des revendications territoriales dans les trois ans suivant leur dépôt.